
C'est au tour d'inwi d'obtenir son autorisation de diffusion. Par décision n°48-26 datée du 16 juin 2026, le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle (CSCA) a validé la commercialisation au Maroc du service « inwi Live », l'offre de télévision à accès conditionnel de l'opérateur. Le dossier, déposé en novembre 2025 puis complété début juin 2026, aura suivi un parcours d'instruction de plusieurs mois avant d'aboutir.
Avec cette autorisation, inwi rejoint Orange sur le segment de la télévision payante au Maroc, les deux opérateurs ayant obtenu leur feu vert du CSCA le même jour. Reste maintenant à voir comment l'offre sera positionnée commercialement, et si elle viendra concurrencer directement Orange TV sur le terrain des tarifs ou du contenu.
Sur le contenu justement, les deux bouquets restent proches mais pas identiques : inwi Live mise sur une offre MBC plus large avec des déclinaisons régionales comme MBC Masr ou MBC Persia, là où Orange TV se distingue avec Asharq et Spacetoon, absentes chez inwi.
Le bouquet autorisé compte près de 80 chaînes, avec une forte dominante sportive assurée par la famille beIN Sports sous toutes ses formes (Premium, Max, News, Xtra, AFC). S'y ajoutent du cinéma et des séries beIN, des chaînes internationales comme CNN ou Fox, un large choix jeunesse (Cartoon Network, Baby TV, CBeebies, Jeem, Baraem), ainsi qu'une déclinaison très fournie du groupe MBC incluant MBC Masr, MBC Persia, MBC Iraq et MBC Bollywood, aux côtés d'Al Arabiya et Al Arabiya Business.
Comme pour toute autorisation de ce type, inwi ne pourra ni ajouter de nouvelle chaîne sans validation préalable du CSCA, ni en retirer une sans en justifier les motifs auprès de la Haute Autorité. L'autorisation court sur trois ans, renouvelable deux fois par tacite reconduction, sous réserve du respect du cahier des charges réglementaire.
Sur le volet financier, l'opérateur devra régler une contrepartie de 500 000 dirhams HT, complétée par une redevance annuelle de 5% du chiffre d'affaires généré par le service. Un retard de paiement expose à des pénalités, et un défaut de règlement peut aller jusqu'au retrait pur et simple de l'autorisation.
Le CSCA a également encadré strictement le contenu diffusable : aucune atteinte aux valeurs constitutionnelles du Royaume, à l'ordre public ou aux droits de l'enfant, aucune apologie de la violence ou incitation à la discrimination. La Haute Autorité conserve un droit de regard permanent sur les programmes, avec obligation pour l'opérateur de conserver les enregistrements pendant un an minimum et de fournir gratuitement deux accès au service à des fins de contrôle. La publicité, elle, reste bannie du service, sauf celle déjà présente dans les programmes originaux des chaînes diffusées.
Commentaires
Enregistrer un commentaire