Africa Cybersecurity Forum 2026 : Maroc Telecom mise sur la sécurisation des réseaux, le cloud souverain et les partenariats public-privé

Le premier atelier portait sur la protection des filiales africaines du groupe. Animé par des experts de Moov Africa et de Casanet, il a fait le retour d'expérience sur le déploiement de la solution Moov Cyberdéfense au sein de Moov Africa, en présentant les premiers enseignements opérationnels et les perspectives de renforcement face à des menaces de plus en plus sophistiquées. Les échanges ont également mis en avant le rôle d'un opérateur souverain dans le développement d'une posture de cybersécurité proactive, fondée sur l'anticipation.
Le second atelier, consacré à la sécurité avancée des identités et des réseaux dans le secteur de la défense, a abordé un enjeu encore peu présent dans le débat local : l'informatique quantique. Les intervenants ont expliqué que les futurs ordinateurs quantiques pourraient fragiliser les mécanismes de chiffrement à clé publique aujourd'hui utilisés, ce qui pose la question de la transition vers des technologies résistantes à ces nouvelles capacités de calcul. Les cadres politiques, la coopération internationale et la normalisation ont été présentés comme des leviers pour organiser cette transition. Des démonstrations de solutions Nokia Quantum Safe Networks, combinant cryptographie post-quantique et distribution quantique de clés, ainsi que du service d'évaluation de la posture cryptographique d'une organisation, ont complété la session.
Au-delà des ateliers, l'opérateur a mis en avant son offre globale de cybersécurité et de résilience numérique : les communications critiques, reposant sur des liens dédiés pour les clients aux exigences de disponibilité les plus élevées, le cloud souverain, dont les évolutions suivent les besoins des clients les plus sensibles en matière de choix technologiques et de protection des données, et la cybersécurité managée, incluant les centres opérationnels de sécurité (SOC), proposée notamment par sa filiale Casanet.
Dans le panel consacré aux partenariats public-privé, l'opérateur a défendu l'idée que l'État doit conserver son rôle de définition des règles et de protection des services les plus critiques, tandis que la coopération avec les acteurs privés permettrait d'étendre les dispositifs de sécurité à un plus grand nombre d'entreprises. Le principal point de vulnérabilité identifié reste les PME et les TPE, souvent fragiles face à des menaces qui se propagent aussi par les chaînes d'approvisionnement. Pour l'opérateur, la cybersécurité doit aussi être considérée comme un facteur de création de valeur plutôt que comme une dépense contrainte, d'autant que l'intelligence artificielle accélère la progression des menaces.
Maroc Telecom, présent au Maroc et dans dix pays d'Afrique de l'Ouest, entend enfin contribuer à faire du Royaume un hub régional de cybersécurité, à condition de réunir suffisamment de talents et de capitaux pour protéger les infrastructures nationales et accompagner les besoins de la région.
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