
Cette proposition n'est pas nouvelle. Elle figurait déjà dans le programme électoral de l'Istiqlal, qui plaidait aussi pour une interdiction des smartphones dans les écoles primaires. Le parti faisant désormais partie de la majorité gouvernementale, la mesure a été reprise dans le programme de l'exécutif. Le sujet avait également été soulevé au Parlement, notamment par la future ministre de la Famille, du développement social et de l'égalité, qui avait appelé à réfléchir à une interdiction ou à un encadrement strict de l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
Au-delà des réseaux sociaux, le gouvernement prévoit de lancer un programme national pour l'enfance numérique, fondé sur un accès progressif au monde numérique selon les tranches d'âge. Dans les établissements d'enseignement primaire, l'usage des smartphones serait interdit, tandis que l'éducation au numérique serait renforcée dans les programmes scolaires. Les familles bénéficieraient d'outils d'accompagnement et de contrôle parental, et un label dédié aux espaces adaptés aux enfants serait créé.
Le programme ne précise toutefois ni le calendrier de présentation de la future loi, ni les modalités de vérification de l'âge des utilisateurs, ni le rôle qui incombera aux plateformes et aux parents. Il ne définit pas non plus les critères permettant de qualifier un jeu vidéo de dangereux. Ces questions restent centrales, alors que les usages numériques des jeunes progressent et que les risques associés, qu'il s'agisse du sommeil, de la concentration, de la santé mentale ou du cyberharcèlement, sont désormais largement documentés.
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