
3 ans après une première Body Scan déjà très haut de gamme, Withings remet une pièce dans la machine. Au CES 2026, la marque française dévoile la Body Scan 2, une nouvelle génération de balance connectée qui ne se contente plus de mesurer le poids ou la masse grasse. Objectif affiché : transformer la pesée quotidienne en véritable check-up de santé, centré sur le cœur, les artères, le métabolisme… et même l'âge biologique.
Avec la Body Scan 2, Withings assume pleinement le virage. On ne parle plus de pèse-personne, mais de « station de longévité ». En 90 secondes, l'appareil promet d'analyser plus de 60 biomarqueurs, soit bien plus que la génération précédente. Le discours change: il ne s'agit plus seulement de surveiller son poids, mais de détecter des déséquilibres précoces, avant qu'ils ne deviennent problématiques.
Sur le plan du design, peu de surprises. Le plateau en verre trempé reste élégant et la fameuse poignée rétractable est toujours de la partie. Mais cette fois, Withings corrige un détail qui agaçait de nombreux utilisateurs : l'écran est désormais intégré directement à la poignée. Les résultats s'affichent à hauteur de main, et non plus entre les pieds. Simple, mais efficace.
La grande nouveauté technique, c'est l'intégration poussée de la cardiographie d'impédance (ICG). Là où le premier modèle se limitait à l'ECG et à l'âge vasculaire, la Body Scan 2 va plus loin. Elle évalue la force de contraction du cœur et le volume de sang éjecté à chaque battement. En clair, la balance cherche à savoir si votre cœur fonctionne de manière optimale… ou s'il commence à montrer des signes de fatigue liés au stress, à la sédentarité ou à l'âge. Withings y ajoute une estimation du risque d'hypertension artérielle, sans brassard. Grâce à une combinaison de signaux électriques et à un modèle d'intelligence artificielle validé cliniquement, la station délivre une alerte lorsque certains indicateurs dépassent les seuils jugés à risque.
L'autre pilier de cette Body Scan 2, c'est l'IA. Elle est partout. Dans l'analyse cardiovasculaire, mais aussi dans le suivi métabolique. Withings explique croiser des données issues de la conductance cutanée, des artères et du système nerveux pour détecter des signes précoces de dérèglement glycémique, avant même l'apparition d'un prédiabète.
La marque met également en avant une technologie de spectroscopie de bio-impédance à ultra-haute fréquence. L'objectif : analyser la santé cellulaire en distinguant la masse cellulaire active (les tissus réellement vivants et fonctionnels) de la graisse ou des fluides corporels. Une approche plus fine de la composition corporelle, censée mieux refléter l'état général de l'organisme.
Au terme de la mesure, la Body Scan 2 délivre un indicateur central : la « Trajectoire de Santé ». Ce score vise à montrer comment les habitudes de vie ( activité physique, sommeil, alimentation, stress ) influencent l'âge biologique au fil du temps. L'idée n'est pas de poser un diagnostic médical, mais d'observer des tendances et d'encourager des ajustements avant que les déséquilibres ne s'installent.
Withings insiste d'ailleurs sur ce point: la station n'est pas un médecin. Les données sont présentées sous forme de scores et de modèles prédictifs, pensés pour accompagner, pas pour alarmer. Du moins en théorie.
La Body Scan 2 est attendue pour le deuxième trimestre 2026, à un prix annoncé de 499,95 € en Europe. Un tarif qui la place clairement dans une niche : celle des utilisateurs obsédés par la data santé, des sportifs très suivis, ou de ceux pour qui la prévention vaut largement quelques centaines d'euros.
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